Mêlée

Un matin on se dit que tout sera pareil

Un univers assemblage de multiples merveilles

Un œil solitaire qui décide parfois que ce monde est vermeil

Une unique route un unique chemin le même si pareil

Un seul commencement unique et belle fin, si belle

Un seul une seul des seules des seuls changements

Une provocation futile un beau et dur duel

Un seul mot directeur et une seule phrase livide émergement

Une unique et terrible falsification

Une musique habile magnification

 

Un midi on pense qu’on veut tout garder semblable

Un monde organisé si carré si parfait

Un non-sens, quel non-sens de peut-être être autrement

Une heure on pense qu’un jour on fut enfant

Un stupide rebelle qu’on n’est plus maintenant

Un stupide rebelle qui jamais plus ne sera

Un autre qu’on renie : qui pour mieux être nous quitta

Un fêlé du crâne un fêtard un têtu égoïste et simplet

Un homme qu’on ne peut décrire sans rager

Un loup pour l’agneau que maintenant l’on n’est

 

Un soir malgré tout ça on redevient passé

Un autre qu’on renia mais qu’on réhabilite

C’est ainsi que l’on brise ce que l’on pensa

Tout ce qu’on commença sans trop se démarquer

Alors qu’on cachait ça on s’avoue démasqués

Et ce n’est pas si vil et même si civil

C’est une intégration qui se veut salvatrice

Même si les apôtres ne nous voient pas sapeurs

On sait qu’ils savent que de nous ils ont peur

Nous sommes trop changeants pour leur fort intérieur.

 

Gabriel Zachsarowsky

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