Comparaison

Comparaison

On compare tout très facilement.

À l’image de mon dessin ci-dessus, la comparaison est abstraite. La comparaison dépend du point de vue. La comparaison est paradoxale : à la fois subjective et objective. Je m’explique : elle est subjective en ce sens où elle dépend de la personne qui l’effectue ; objective car elle est impartiale, elle est un équilibre, elle est omniprésente.

Alors évidemment la définition même de la comparaison est subjective. Certains y verront un acte de choix, certains y verront de la discrimination et certains ne la verront même pas.

Mon dessin est ma définition personnelle de la comparaison. Un côté est bleu et rose, tout beau, et se croit le meilleur, il a une plus grosse branche centrale. L’autre est noir et rouge, cassé, semblant infernal ; le morceau de verre qui manque ne permet même plus de voir la partie de l’œil qu’il couvrait : la blessure entraîne l’indifférence. L’indifférence est une forme de comparaison : la personne que l’on évite existe moins que les autres, qui pourtant existent autant.

On ne peut pas définir la comparaison avec des mots ; oh, si, il en existe une définition dans le dictionnaire ; mais sa vraie définition est ailleurs. La comparaison est notre comparaison. La comparaison est le reflet du monde auquel les gens donnent leur reflet.

Le côté "infernal" a un effet de relief ; plus de profondeur : la blessure, le contraste et l’indifférence offrent la réflexion ; mais en même temps, quelques individus sont ignorants et abrutis.

Le côté "paradisiaque" a lui aussi ses défauts : vide de sens réel, vide de contrastes, vide de vie.

On ne peut pas comparer ces deux côtés : ils se complètent.

La comparaison est une vision commune transformée par l’œil qui la transmet.

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